In memoriam

 

Pauline Ouellette
(1928-2014)

N’avions-nous pas le cœur rempli de joie
durant ces jours heureux
qui nous furent donnés de vivre !

Oui, Magnificat !
Merci mon Dieu !

Merci  pour les membres de ma famille
et mes Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie.

Merci mon Dieu !
pour ton assistance quotidienne
dans les sacrifices demandés,
les séparations amères,
les épreuves et les deuils,
la maladie offerte en union avec les souffrances du Christ.

Oui, Jésus, pour tout cela, MERCI !

Je sais que tu as tout changé en grâces !
Toi seul peux faire de tout cela des trésors.

Alors de tout mon cœur je te dis :

MERCI !  et  MAGNIFICAT !

Les parents Jean-Baptiste Ouellette et Délia Adam, Canadiens-Français, s’installèrent à Windsor, Ontario, apportant avec eux, des traditions de foi et de piété. Dieu leur fit l’honneur d’appeler à son service deux de leurs enfants jumeaux : Paul, religieux-prêtre, membre de la communauté ‘Scarboro Foreign Missions Society’ à Scarborough et Pauline, religieuse Franciscaine Missionnaire de Marie à Québec.

Pauline sentait en elle un appel à la vie religieuse. M. l’Abbé Joseph Langlois, curé de la paroisse Notre-Dame-du-Rosaire de Windsor, écrivit ce qui suit à la Maîtresse des novices des Franciscaines Missionnaires de Marie à Québec :

« Mlle Pauline Ouellette est une des meilleures jeunes paroissiennes. Enfant de Marie, elle est active dans les œuvres paroissiales. Elle appartient à une excellente famille …
Je vous la recommande. »

Après son noviciat, Sœur Pauline fut d’abord assignée au travail de l’imprimerie puis à l’exposition missionnaire des Franciscaines Missionnaires de Marie à Québec. Il s’agissait d’accueillir les touristes et toutes personnes désireuses de visiter notre local de vêtements liturgiques, objets religieux, broderies, peintures, pièces d’artisanat et objets divers, œuvres des religieuses du couvent, et aussi, d’œuvres d’art en provenance de Chine, du Japon et d’autres pays. Elle accueillait les visiteurs avec une courtoisie remarquable. « Ce fut, dit-elle, une occupation intéressante que j’ai réalisée pendant vingt-quatre ans en deux périodes différentes. »

En 1967-68, elle bénéficia d’un cours d’Auxiliaires Familiales au Centre d’Étude et de Coopération Internationale de Montréal, ce qui lui permit de visiter les malades et les personnes âgées au Foyer de la paroisse ‘St. Peter’ à Toronto et à domicile pour partages spirituels, écoute et encouragements ; elle fit le même apostolat missionnaire à Fort-Coulonge. Elle exerça ce ministère d’animatrice spirituelle et de ministre de la communion pendant quinze ans. Discrète, prudente, affable, bienveillante, elle rendait de multiples services aux personnes avec lesquelles elle entrait en contact. Si elle eut des préférences, elle allait aux pauvres, en qui elle voyait les préférés du Christ.

C’est à la quête à Québec et à Winnipeg qu’elle se dépensa beaucoup en faveur de sa communauté et des missions. On la voyait souvent au marché, demandant ou attendant le nécessaire … On aurait pu croire que les gens finiraient par se fatiguer de donner… mais la sœur savait quêter, remercier et trouver dans son cœur, vraiment sensible et reconnaissant, des paroles d’encouragement, de réconfort et de gratitude qui allaient droit au cœur de ses bienfaiteurs. Après la quête du marché, c’était la tournée dans les magasins, chez des amis ou des bienfaiteurs et à l’automne, la randonnée dans les fermes des paroisses rurales, en demandant l’aumône de porte en porte. En l’accueillant au paradis, Saint François dut lui répéter la bienvenue qu’il adressait au frère revenant d’Assise avec des aumônes : « Bénie soit ma sœur Pauline qui s’en est allée, sans se faire prier, mendier avec humilité, et qui revient dans l’allégresse ! »    

Quand elle avait quelque temps libre, ainsi qu’à l’infirmerie où elle fut accueillie le 9 mai 2004, Sœur Pauline tricotait et cela à la perfection ; ses pièces étaient étalées à l’artisanat missionnaire et vendues au profit des missions ou offertes aux enfants démunis.
Elle aura passé comme une flamme, cette femme charmante, cette religieuse fervente, cette travaillante acharnée, cette apôtre conquérante. Rien ou si peu de son existence n’aura laissé des œuvres à sa postérité. À la manière de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Sœur Pauline n’a pas fait de grandes choses, elle a cependant tout accompli avec une grande charité surnaturelle.

 Arrêtée dans son activité par un cancer qui l’emporta après de longues années de souffrances, elle voulut disparaître avec lui dans le silence et l’oubli, en l’octave de Pâques, le 26 avril, fête de Notre-Dame du Bon Conseil, patronne de notre Institut au Canada.

 


 

 

Il memoriam

CARON Cécile

MORIN Jeannine

OUELLETTE Pauline

BOURGOUIN Colette

BERTRAND Agathe

LAJEUNESSE Jeannette

PARÉ Pauline

AUDETTE Gertrude

GARON Estelle

THIBAULT Claire

FONTAINE Rose-Anna

COUTURE Jacqueline

MORIN Jeanne d'Arc

 

 

 



 

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