Congrès Eucharistique International
15 Juin – 22 Juin, 2008
Ville de Québec

Agnès« L’Eucharistie don de Dieu pour la vie du monde »

Tel fut le thème de ce 49e Congrès Eucharistique International qui s’est tenu à Québec du 15 au 22 juin 2008. Le thème et le chant de ce Congrès, nous ont fait prendre conscience une fois de plus que l’Eucharistie est vraiment don de Dieu entre nos mains pour la vie du monde. Ces mots ont résonné dans nos oreilles et nos coeurs tout au long de cette semaine de réflexion, de prière, de célébration, de rencontre et nous ont invités à approfondir « ce mystère à croire ».

Ce grand événement de foi a laissé apparaître les traits caractéristiques d’une Eglise universelle, visible par la diversité de ses membres venus d’Amérique, d’Europe, d’Asie, d’Afrique et d’Océanie. Tous ont convergé vers la ville de Québec qui en cette année fêtait son 400e anniversaire de fondation. Que d’occasions pour rendre grâce á Dieu de ses bienfaits et de sa fidélité !

Qui dit Congrès, dit préparation. À cause de l’ampleur de l’événement, depuis 2 à 3 ans, le diocèse de Québec, qui avait la responsabilité de l’organiser, a mis en place des équipes pour le préparer. Puisque j’étais en période de vacance, j’ai donné ma disponibilité comme bénévole pour apporter ma participation. C’est ainsi que la secrétaire générale du Congrès m’a affectée dans les communications où je suis entrain de me former actuellement. Deux semaines avant l’ouverture, je me suis rendue à Québec.

À la résidence Garnier, prés des locaux du diocèse où étaient installés la plupart des bureaux, le responsable avec qui je devais travailler m’a fait une brève présentation du dossier dont il avait la charge. Le travail consistait à gérer les communications des cardinaux et des autres intervenants avec les médias. Nous avons commencé par envoyer un courrier à tous les Cardinaux qui s’étaient annoncés pour le Symposium de théologie et le Congrès Eucharistique. Dans cette lettre, nous sollicitions la disponibilité de chacun pour d’éventuelles entrevues avec les médias. En fonction des dates d’arrivés et de départ, nous avions fait un programme pour mieux gérer le temps et satisfaire la demande des journalistes.

Le Symposium qui s’est tenu à la faculté de Théologie de l’Université Laval du 11au13 juin, a été notre première immersion. Il nous a permis d’évaluer notre plan de travail, d’apporter des modifications et de nous partager la tâche en fonction du nombre de cardinaux à contacter par jour.

Pendant le congrès c’est á dire au lendemain de l’ouverture officielle, nous quittions á 6h50 le matin pour nous rendre au Château Frontenac où étaient logés les cardinaux. Cela nous permettait déjà de rencontrer ceux qui faisaient objet d’entrevue au cours de la journée, avant qu’ils ne rejoignent les navettes pour la Cité Eucharistique. Dans l’impossibilité de contacter le nombre prévu, la suite se faisait dans les coulisses du Colisée avant chaque célébration eucharistique. Dans le programme de la matinée, étaient prévus un enseignement et un témoignage. Pour cette raison, après chaque messe, se tenait un point de presse en présence du Cardinal Marc Ouellet, évêque de Québec et Primat du Canada et des deux intervenants du jour. Après un bref résumé sur ce qui a été vécu dans la matinée, le Cardinal invitait les journalistes à poser des questions á l’un ou l’autre intervenant. Ce furent des moments riches, dont le Cardinal Marc Ouellet a profité pour rappeler aux journalistes leur rôle d’informer et de bien informer à partir de la réalité vécue au Congrès. D’où son invitation de se rendre sur les lieux, de voir ce qui se fait et ce qui se vit.

En quoi l’expérience m’a été profitable?

D’abord je commence par dire qu’un congrès eucharistique international n’est pas un événement ordinaire. Cette expérience que j’ai eue la chance de faire m’a permis d’admirer et d’apprécier l’Eglise dans sa diversité. Rien n’est plus beau que de se sentir frères et soeurs en Jésus-Christ, dans notre différence, surtout dans un monde où les hommes construisent des murs de séparation parce qu’ils ne partagent pas la même foi. Et comme le disait le Cardinal Joseph Tomko, légat du Pape, lors de la veillée de prière du samedi avec les jeunes « >ous n’avons pas peur de nous rassembler parce qu’il n y pas de terrorisme là où on se sent frères et soeurs »

L’expérience vécue m’a rendu service car elle m’a donné l’occasion de mettre en pratique mes cours en communication et de prendre conscience du chemin qui reste à faire. Je remercie Dieu qui a mis sur ma route des personnes merveilleuses, simples, ouvertes, accueillantes. J’ai beaucoup apprécié leur grand sens de la responsabilité, leur générosité sans calcul, leur esprit d’équipe, leur amour du travail, qui s’exprimaient dans la joie et la bonne humeur malgré le stress des derniers jours.

Pendant la semaine du Congrès, j’ai dépensé beaucoup d’énergie pour me dominer, oser aller à la
rencontre de l’autre, vers l’inconnu. Envoyée pour une mission spécifique, j’ai découvert des cardinaux remplis d’humanité, des hommes d’écoute, joyeux, humoristiques parfois. J’ai rencontré de grands 12 communicateurs, á l’aise avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Pour tout dire, j’ai découvert des pasteurs soucieux de la vie et du bien-être de leur brebis.

« Etre un don pour les autres. »

Comme le disait un des intervenants, « l’Eucharistie c’est nous ». Si Dieu est en nous, nous sommes capables de donner la vie aux autres et avec beaucoup d’amour. C’est ce que j’ai compris, lu, senti á travers tous ceux et celles qui se sont offerts pour la réussite de ce congrès, les personnes visibles sur la Cité Eucharistique et ceux qu’on peut appeler « les invisibles» qui ont travaillé dans l’ombre.

J’ai vu le don de la vie à travers cet homme, cette femme de 70 ans et plus, cette jeune fille ou ce jeune garçon dévoué(e), ce père et cette mère de famille qui quittent leur foyer très tôt le matin, laissant derrière une maison et des enfants, cette religieuse qui quitte sa communauté tous les jours, mais sûre que ses soeurs la soutiennent et prient pour elle.

J’ai vu le don de la vie dans cet homme handicapé qui marche et parle difficilement, mais qui est toujours á l’heure pour distribuer les tickets des repas. Chacun de ces gestes était accompagné d’une parole bienveillante, d’un grain d’humour pour égayer, détendre, faire plaisir.

Que ce Congrès qui vient de s’achever, renouvelle en nous l’amour de l’Eucharistie déposée entre nos mains pour la vie du monde. Que les grâces du Seigneur descendent sur l’Église universelle, du Québec et du Canada.

« L’Eucharistie c’est bien le pain de vie
Qui, sur nos routes d’espérance,
Réconforte et nourrit »

Agnès Diouf fmm

www.fmmcanada.org
© novembre 2008