In memoriam

Jubilaire 2009 - Montréal - 70 ans

Soeur Rose-Hélène MasséSœur Rose-Hélène Massé

Un jour, deux religieuses passent chez elle à St-Ulric, laissant une brochure sur leur vie missionnaire. Dès lors, l’adolescente entretient secrètement un rêve et, en 1938, avec la bénédiction de ses parents, part chez les Franciscaines Missionnaires de Marie, à Québec.

Heureuse dans toutes les activités concernant sa formation, Sœur Rose-Hélène ne ressent aucune contrainte, et les temps de prière sont pour elle une priorité. Par ailleurs, y a-t-il un besoin ici ou là, elle accourt, soit au jardin, à la cuisine, à la sacristie, à la reliure. Fort adroite et méthodique, elle s’initiera aussi à la cordonnerie, fabriquant les souliers de toile blanche, alors portés par les franciscaines. Heureux souvenir que ce temps!
 
Un jour vient où S. Rose-Hélène est nommée pourvoyeuse des missions par du porte à porte en diverses paroisses, afin d’écouler des produits d’artisanat et des broderies de l’Inde, des Philippines, etc. C’est également être à l’écoute des gens… qui aiment se confier et demander conseil et prières. Elle se rappelle aussi avec humour d’un homme qui la suivait, se plaignant de ses maladies... et qui, parait-il, fut guéri presque magiquement par ses mots de compassion et le don d’une banane!
 
Et que devient son rêve de traverser les mers? Il se vivra plutôt durant 20 ans, dans l’isolement de la mission de St Laurent, Manitoba. Elle y est comme une grande sœur, semeuse d’espérance et de paix, en charge des filles pensionnaires.  L’effort ne l’effraie pas; elle est un exemple de don de soi, respectant les valeurs familiales de ces jeunes et créant un climat de mutuelle confiance. Les autres compagnes dirigent vaillamment l’École primaire.   En ce temps-là, c’était une Mission isolée où les gens peinaient pour  vivre et les sœurs vivaient aussi sans eau courante, ni électricité, ni téléphone… Pauvreté partagée quand S. Rose-Hélène visitait les familles les plus éloignées, conseillant et encourageant les mamans, leur enseignant à prier et à se confier au Seigneur.
 
Lorsqu’elle revient dans l’Est, elle suit un cours en gérontologie et se dévoue au service de nos sœurs aînées.  Là, elle sera encore happée par l’action, mais toujours prévenante et souriante, car c’est prioritairement près du Seigneur qu’elle fait sa provision d’amour.
 
Aujourd’hui, suite à une fracture, elle est à l’infirmerie. Petite violette à la présence discrète, au parfum reconnaissant pour tout service, surtout lorsqu’on la conduit à la chapelle où elle adore longuement Jésus-Eucharistie.  Et lorsqu’en mai, les cloches jubilaires de 70 ans de vie religieuse l’appellent à célébrer, toute radieuse dans son fauteuil roulant, elle entre à la chapelle au son de: N’entends-tu pas les Cithares et les Flûtes. Vois tes amis qui s’approchent en cortège…

 

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